Intitulé des groupes

 

Description des groupes

GREPIC
Groupe de Recherches et d’Etudes Pluridisciplinaires sur l’Italie Contemporaine
Coordination scientifique : Marc LAZAR 

Le GREPIC a été fondé en octobre 1995 avec  quatre objectifs fondamentaux :

- Donner les conditions matérielles et intellectuelles nécessaires à une meilleure compréhension de l'Italie, en tant que société politique européenne. Plus encore que la "crise" actuelle, ce qui importe est de suivre les lignes de force de la constitution et des métamorphoses du rapport au politique dans un pays récemment fondé, où l'Etat dispose d'une faible légitimité, qui a connu l'expérience du totalitarisme, dans lequel le rapport à la démocratie est passé jusqu'ici par les médiations partisanes et dont l'économie et la société ont réalisé en moins d'un demi-siècle de prodigieuses mutations.
- Cette approche implique la pluridisciplinarité. L'étude du politique suppose ici, comme ailleurs, l'apport conjoint des politistes, des sociologues, des historiens, des économistes et des anthropologues; chacun avec leur savoir-faire, selon l'expression de Jean-Claude Passeron, mais tous avec la volonté de privilégier une analyse totale des phénomènes en cours.
- Le GREPIC rassemble des chercheurs confirmés et des doctorants français et italiens. Il permet ainsi aux jeunes chercheurs de présenter leurs travaux en cours.
- Faire émerger un pôle français de recherche sur l'Italie qui pourrait donner naissance à une Association de chercheurs français sur l'Italie contemporaine.

Le GREPIC se réunit régulièrement au CERI afin de faire le bilan des travaux de ses différents membres. Il organise aussi des rencontres avec des chercheurs italiens et des colloques scientifiques. Le GREPIC est devenu le groupe de référence sur l’Italie contemporaine en France et en Italie. Nombre de chercheurs italiens demandent à venir y participer. Ainsi, de nombreuses publications –en français et en italien- des membres du GREPIC ont d’abord été testées devant le Groupe. De nombreux auteurs, dans leurs articles et livres, remercient le GREPIC dont les échanges leur ont permis d’améliorer leurs textes.

ACTIVITES 2008 - 2009:

  • 28 février 2008, « L’Italie à la veille des élections ». Rencontre avec le professeur Roberto D'Alimonte de l'Université de Florence et professeur invité à Sciences Po et Marc Lazar ;
  • 16 avril 2008, journée d’étude sur « L’Italie au lendemain du vote des 13 et 14 avril 2008 » organisée en coopération avec l’Université LUISS  de Rome ;
  • 24 juin 2008, discussion du livre « Le sarkoberlusconisme » de Pierre Musso, professeur à l'Université de Rennes 2, en présence de l’auteur ;
  • 10-11 octobre 2008, journée d’études : « L’Italie des année de plomb : le terrorisme entre histoire et mémoire » organisée en collaboration avec le GRIC (Groupe de Recherche sur l’Italie Contemporaine) du Centre d’histoire de Sciences Po ;
  • 1er décembre 2008, rencontre avec Barbara Gagliardi, chercheur-enseignant en Droit administratif à l'Université de Turin, «La fonction publique italienne en quête d’efficacité: de la contractualisation aux dernières réformes contre les "fannulloni"» ;
  • 20 janvier 2009, rencontre avec Simona Colarizi, professeur d'histoire contemporaine à l'Université La Sapienza de Rome, «Quels sont les grands chantiers présents et futurs de la recherche sur l'histoire de la République italienne?» ;
  • 6 avril 2009, demi-journée d’études  « L'Italie entre innovation et conservation » organisée en coopération avec la Fondation pour l’innovation politique ;
  • 12 mai 2009, rencontre avec Giovanni Orsina, professeur d'histoire contemporaine à l'Université LUISS de Rome,  «Italie années 1069 : le centre-gauche était-il réellement nécessaire ? Une tentative d’interprétation historiographique».

PUBLICATIONS :

Les  chercheurs du GREPIC publient à titre individuel, mais signalons la prochaine publication d’un livre auquel ont été associés de nombreux membres du GREPIC :
Marc Lazar (sous la direction de), L’Italie contemporaine. De 1945 à nos jours, Paris, Fayard-Ceri-Sciences Po, mai 2009.


Mutations de la gouvernance en Amérique latine
Le séminaire de recherche « Les mutations de la gouvernance démocratique en Amérique latine » (2004 – 2007) a exploré des questions telles que la gouvernabilité démocratique, la crise de la représentation politique ou l’émergence de nouvelles formes de participation et de gouvernance. Nous proposons, cette année, d’élargir notre regard pour explorer les reconfigurations récentes de l’État-nation, en incluant des phénomènes qui dépassent la sphère institutionnelle ou « politique » dans son sens le plus strict. Nous invitons donc au cours de ce séminaire à réfléchir à la façon dont les « langages de l’État » (languages of stateness) se sont implantés, combinés et régionalisés selon des processus historiques et sociaux spécifiques.

En effet, les studieux de processus tels que les transformations de l’ethnicité et des relations interethniques, la construction et la redéfinition de la citoyenneté, les différentes formes de pratiquer et de légitimer l’autorité, la médiation culturelle et politique, les rapports sociaux au territoire et aux ressources, rencontrent à un moment ou à un autre, l’État-nation. Nous invitons à une réflexion sur l’État à partir des manières dont les individus se confrontent à son autorité ou à son contrôle.

Comment chaque nouveau projet étatique est mis en place, pratiqué et signifié localement ? Quelles sont les caractéristiques du sujet politique que chaque régime cherche à produire pour gouverner ? Comment les frontières entre public et privé sont réélaborées quotidiennement, surtout en rapport avec la redéfinition des droits citoyens, la reformulation des obligations de l’État ou la construction de l’espace public ?


POLITIQUES ANTI-DISCRIMINATOIRES

Coordination scientifique : Daniel SABBAGH et Gwénaele CALVES

Eléments de problématique initiale (2001)

Si l’idéologie composite qu’est le « multiculturalisme » est devenue aujourd’hui un objet courant d’analyses savantes et de polémiques, ceci se traduit trop souvent par une confusion – parfois complaisamment entretenue – entre, d’une part, les enjeux réellement liés à la gestion de la diversité culturelle au sein d’une même entité étatique, d’autre part, la problématique de l’égalité sexuelle ou ethno-raciale, dont relèvent en principe les politiques  anti-discriminatoires – que celles-ci prennent ou non la forme de « discriminations positives » (affirmative action). Le groupe de recherche aurait notamment pour objectif de dissiper cette confusion, en faisant porter l’analyse spécifiquement sur les politiques anti-discriminatoires - dans une perspective comparative.
Que cet axe de recherche ait été peu exploré en France jusqu’à présent tient sans doute au fait que, dans la culture politique française, le caractère abstrait et transcendant de l’identité citoyenne impose traditionnellement le refoulement dans la sphère privée des identités communautaires – que ces dernières soient définies en fonction d’un critère religieux, sexuel ou ethno-racial. À cet égard, certaines implications pratiques de l’action anti-discriminatoire - notamment la focalisation tendancielle du dispositif administratif mis en œuvre sur le sort des membres de différents groupes prédéfinis, considérés comme autant de victimes potentielles - peuvent paraître entrer en conflit avec un modèle républicain caractérisé notamment par la non-reconnaissance juridique des appartenances collectives, l’individu faisant figure d’unité de référence ultime.
Pourtant, on assiste bien à l’heure actuelle à l’introduction plus ou moins explicite dans le paysage politique français d’éléments plus ou moins directement en rapport avec cette problématique encore peu familière. Ainsi, les récentes révisions constitutionnelles concernant la parité d’une part, le système électoral néo-calédonien d’autre part, ont pu être interprétées comme reflétant une remise en cause de la conception classique de la représentation - fondée simplement sur l’octroi du droit de vote à l’ensemble des individus citoyens - au profit d’une représentation-reflet d’unités de référence collectives - définies sur une base ethno-raciale ou sexuelle - , et ce au moment même où des dispositifs analogues censés garantir l’existence d’une communauté d’expériences et d’intérêts entre le représentant et le représenté (redistricting) sont en voie d’être démantelés de l’autre côté de l’Atlantique. En outre, certaines politiques sociales de « discrimination positive » à la française - les zones d’éducation prioritaire, la « politique de la ville »... - pourtant fondées sur des critères de classification de type apparemment universaliste (revenu, lieu de résidence...) peuvent sans doute être analysées comme autant d’équivalents fonctionnels approximatifs du système de préférences ethno-raciales qu’est l’affirmative action en vigueur aux États-Unis, selon une logique d’euphémisation que l’analyse du cas américain permet sans doute de mieux comprendre.
Mais le groupe n’entend aucunement se borner à confronter le cas de la France et celui des différentes composantes d’un hypothétique « modèle anglo-saxon ». L’objectif est au contraire de contribuer à un décloisonnement à la fois disciplinaire et géographique du débat académique sur les discriminations. La programmation des séminaires devrait en témoigner.

Liste des séminaires organisés en 2008 et 2009

2008

28 janvier : Smita Narula (juriste, New York University School of Law): “Equal by Law, Unequal by Caste: The 'Untouchable' Condition in Critical Race Perspective”; discutant: Christophe Jaffrelot (politiste, CERI);

25 mars : Bernard Harcourt (juriste et politiste, University of Chicago Law School): “Risque, probabilités, discriminations: limites et dérives de la prédiction dans le domaine pénal”; discutant: Daniel Sabbagh;

8 avril : Arnaud Lefranc (économiste, Université de Cergy-Pontoise) : « « Mesurer
l’inégalité des chances : la discrimination à raison de l’origine sur le marché du travail en France » ; discutant : Patrick Savidan (philosophe ; Université Paris IV/Observatoire des inégalités) ;

25 juin : Linda Hamilton Krieger (juriste, Berkeley): « Proving Discrimination: Lessons from the US Experience »; discutant : Daniel Sabbagh (CERI) ;

8 décembre : Kenneth Prewitt (politiste, ancien directeur du Bureau du Recensement des États-Unis, Columbia University) : « America’s Statistical Races: Policy Challenges”; discutant: Paul Schor (historien, Université Paris 7/EHESS).

2009

20 janvier : Éric Cédiey (économiste, ISMCORUM) et David Laitin (politiste, Stanford) : « Mesurer les discriminations à raison de l’appartenance religieuse supposée : un projet d’enquête expérimentale » ; discussion collective ;

6 mars : Ann Morning (New York University): “Racial and Ethnic Classifications in International Perspective”; discutant: Paul Schor (historien, Université Paris 7/EHESS) ;

1er avril : Gary Orfield (sociologue, UCLA) et Patricia Gandara (sociologue, UCLA)  « Affirmative Action in US Higher Education: The Empirical Evidence » ; discutant : Daniel Sabbagh;

28 avril : Mireille Eberhardt (sociologue), Dominique Meurs (économiste) et Patrick Simon (démographe) (INED) : « La Discrimination dans  la fonction publique en France » ; discutante : Émilie Biland (politiste, Université Paris 1) ;

15 juin : Julie Suk (juriste, Cardozo School of Law) : "Procedural Path Dependence:
Discrimination and the Civil-Criminal Law Divide in the United States and France"; discutante: Gwénaele Calvès.


Rapport quadriennal (2004-2007)
Animé par Gwénaële Calvès (Université de Cergy-Pontoise) et Daniel Sabbagh (CERI-Sciences Po), le groupe de recherches « Politiques antidiscriminatoires » existe depuis l’automne 2001. Entre 2004 et 2007, ses activités ont été les suivantes.
Séminaires :
- 6 février 2004 : présentation et discussion du livre de Catherine Wihtol de Wenden et Sophie Body-Gendrot, Police et discriminations raciales : le tabou français (Paris, Éditions de l’Atelier, 2003). Intervenants : Sophie Body-Gendrot (Université Paris IV) et Catherine Wihtol de Wenden (CERI). Discutants : Jean-Michel Bélorgey (Conseil d’État), Gwénaële Calvès (Université de Cergy-Pontoise).

- 19 mai 2004 : Valérie Amiraux (CURAPP-CNRS) : « Islam et musulmans en France: l'épreuve des discriminations ? » ; discutant : Daniel Sabbagh.

- 27 mai 2004 : Olivier Noël (ISCRA) : « Lutter contre les discriminations ethno-raciales dans l’emploi en France : une analyse à l’échelle locale » ; discutante : Gwénaële Calvès.

- 25 octobre 2004 : George Fredrickson (Stanford University): « Mulattoes and Métis :
Attitudes toward Miscegenation in the United States and France since the Seventeenth Century »; discutant: Paul Schor (Université Paris X).

- 7 décembre 2004: Rajiv Sethi (Barnard College, Columbia University): “Racial Stereotypes and Robbery in the United States; discutant: Daniel Sabbagh.

- 13 décembre 2004: Michel Baudemont (Université de Strasbourg) : « Une population à haut risque d’exclusion de l’emploi : les personnes issues de l’immigration. Chronique du racisme ordinaire dans une petite ville alsacienne » ; discussion collective

- 16 mars 2005: Estelle Carde (INSERM) : « Discrimination à raison de l’origine et accès aux soins en France » ; discutante : Sarah Mazouz (EHESS).

- 6 avril 2005: Michael Hanchard (Northwestern University): « Transnational Black Politics: The Nation-State and the Spectre of Imperialism »; discutant: Daniel Sabbagh.

- 17 avril 2005 : Jean-Luc Richard (Université de Rennes I-CRAPE) : « Les discriminations à l’égard des « jeunes issus de l’immigration » en France : un état des lieux » ; discutant : Patrick Simon (INED).

- 16 mai 2005 : Amy Mazur (Washington State University): “ L’Égalité professionnelle entre hommes et femmes : la France est-elle toujours le pays des réformes symboliques ? » ; discutante : Eléonore Lépinard (CEMS-EHESS).

- 16 novembre 2005 : Eric Cédiey (ISMCORUM) : « Le repérage des discriminations:
réflexions à partir d’une étude de cas (Groupe Casino, 2005) ; discussion collective.

- 13 juin 2006 : Greg Robinson (Université du Québec à Montréal) : « PACS Americana ? Perspectives historiques sur la politique du mariage aux États-Unis » ; discutant : Baptiste Coulmont (Université Paris 8).

- 14 décembre 2006 : Robert Lieberman (Columbia University) : présentation de son ouvrage Shaping Race Policy: The United States in Comparative Perspective (Princeton University Press, 2005); discutant : Daniel Sabbagh.

- 29 janvier 2007 : Jean-Michel Bélorgey (Conseil d’État) : « "Lutter contre les discriminations" : destin d’un rapport » ; discutante : Gwénaële Calvès.

- 15 février 2007 : Nicolas Herpin (INSEE/OSC) : présentation de son ouvrage Le Pouvoir des grands (Paris, La Découverte, 2006) ; discussion collective.

- 20 mars 2007 : Rémy Hernu (Université de Valenciennes) : « La discrimination indirecte en droit communautaire : sources, applications jurisprudentielles et controverses doctrinales » ; discussion collective.

- 2 mai 2007 : Fabien Jobard (CESDIP-CNRS) : « Les discriminations judiciaires en France » ; discussion collective.

- 12 juin 2007 : Loïc Wacquant (University of California at Berkeley) : « La polarisation urbaine par le bas : une sociologie comparative France/États-Unis »; discutant : Edmond Préteceille (CNRS-OSC).

- 27 septembre 2007 : Ewa Bogalska-Martin (CSRSPC- ROMA, UPMF Grenoble II), Elisabeth Doutre (Laboratoire interdisciplinaire de psychologie de Grenoble-Chambéry, UPMF Grenoble II) et Aline Prévert (PACTE-IEP de Grenoble) : « Pratiques de discrimination et de non-discrimination de municipalités à travers l’opinion d’usagers et d’agents : une étude comparative de deux villes européennes : Grenoble et Lodz » ; discussion collective.

- 27 novembre 2007 : Anne Phillips (London School of Economics) : présentation de son ouvrage Multiculturalism without Culture (Princeton, Princeton University Press, 2007) ; discutant : John Crowley (UNESCO).

- 28 novembre 2007 : Will Kymlicka (Queen’s University) : « The Multicultural Welfare State » ; discutant : Daniel Sabbagh.

 

Séminaires et colloques organisés hors du CERI par l’un ou l’autre des deux responsables du groupe sur ou autour du thème commun et incluant plusieurs de ses membres

- Co-organisation par Daniel Sabbagh [avec Patrick Simon (INED) et Victor Piché (Université de Montréal)] de l’atelier « Statistics on Discrimination in Multicultural Societies », dans le cadre de la 9e conférence internationale Metropolis (Co-Operative Migration Management: International, National, and Local Answers), Université de Genève, 29 et 30 septembre 2004. [Autres intervenants: Valérie Amiraux (Université de Montréal), Karen Phalet (Université d’Utrecht), Maryse Potvin (Université du Québec à Montréal), John Wrench (European Monitoring Center on Racism and Xenophobia].

- Co-organisation par Daniel Sabbagh du séminaire « Anti-Discrimination and Affirmative Action in a Comparative Perspective », Center for Political Studies, Jawaharlal Nehru University, New Delhi, 24-25 février 2005. [Autres intervenants: Balveer Arora (JNU), Ashwini Deshplande (JNU), Véronique Dupont (CSH, New Delhi), Archana Ghosh (Institute of Social Sciences, Calcutta), Ramprasad Sengupta (SSS/JNU), Zoya Hasan (CPS/JNU), Christophe Jaffrelot (CERI), Shefali Jha (CPS/JNU), Thomas Kirszbaum (Université d’Évry), Éléonore Lépinard (EHESS/ENS-Cachan), Gurpreet Mahajan (CPS/JNU), Valerian Rodriguez (CPS/JNU), D. L. Sheth (CSDS), Patrick Simon (INED), Peter De Souza (CSDS), S. K. Thorat (Institute of Dalit Studies), Francis Vérillaud (Sciences Po), Vidhu Verma (CPS/JNU), Virginius XaXa (Delhi University)]. Les chercheurs français étaient composés exclusivement de membres du groupe.

- Organisation par Daniel Sabbagh de l’atelier « Politiques antidiscriminatoires et discriminations positives: une perspective comparative », composé exclusivement de membres du groupe, dans le cadre du Congrès de l’Association française de science politique, Lyon, 14 septembre 2005. [Autres intervenants : Valérie Amiraux (Institut Universitaire Européen), Laure Bereni (Université Paris X), Gwénaële Calvès (Université de Cergy-Pontoise) et Patrick Simon (INED)].

- Organisation par Gwénaële Calvès d’un colloque sur les statistiques ethniques, Paris, Maison de la Chimie, 19 octobre 2006. Actes publiés dans la collection « Rapports et documents » de la Documentation Française.

- Co-organisation par Daniel Sabbagh [avec Devah Pager (Princeton University), Shanny Peer (French-American Foundation) et Agnès van Zanten (CNRS-OSC/Sciences Po)] du séminaire de lancement du programme pluriannuel de la French-American Foundation « Equality of Opportunity in Education and Employment: French and US Perspectives », New York, Institute of French Studies, New York University, 13-15 novembre 2006. [Autres intervenants : Valérie Amiraux (Université de Montréal), Alison Bernstein (Ford Foundation), Alfred Blumrosen (Rutgers Law School), Eric Cédiey (ISM-CORUM), Dalton Conley (New York University), Kimberlé Crenshaw (UCLA et Columbia Law School), Eric Fassin (École Normale Supérieure), Georges Felouzis (Université Bordeaux II), Julie Fernandes (Leadership Conference on Civil Rights), Owen Fiss (Yale Law School), Linda Hamilton Krieger (Berkeley School of Law), Gary Lavergne (Office of Admissions, University of Texas at Austin), Arnaud Lefranc (Institut Universitaire Européen), Glenn Loury (Brown University), Claude-Valentin Marie (HALDE), Wayne Meisel (Bonner Foundation), Ann Morning (New York University), Dennis Parker (American Civil Liberties Union), Franck Poupeau (CNRS), Emmanuelle Saada (Columbia University), Frederick Schauer (Harvard University), Theodore Shaw (NAACP Legal Defense and Education Fund), Roxane Silberman (CNRS), Patrick Simon (INED), Susan Sturm (Columbia Law School), Louis-George Tin (Conseil representatif des associations noires), Joël Vallat (Lycée Louis le Grand), Patrick Weil (Université Paris I)]. Publications: dossiers parus ou à paraître dans Sociétés contemporaines et French Politics, Culture, and Society.

- Organisation par Gwénaële Calvès d’un séminaire sur le testing, Centre d’analyse stratégique, Paris, 28 mars 2007. Actes dans parus dans Horizons stratégiques, n° 5.

Numéros de revue parus ou en préparation et autres publications partiellement issus des activités du groupe « Politiques antidiscriminatoires » (depuis 2004)

- Daniel Sabbagh et Patrick Simon (dir.), « Affirmative Action », International Social Science Journal, n°57, 2005, pp. 1-174 [avec des articles de Magali Bessone (Université de Rennes I), Gwénaële Calvès (Université de Cergy-Pontoise), George Fredrickson (Stanford University), Virginie Guiraudon (CNRS-CRAPS), Karen Phalet (Université d’Utrecht) et Jessica ter Wahl (Université d’Utrecht) Ann Morning (New York University) et Daniel Sabbagh (CERI-Sciences-Po), Jean-François Mignot (Institut d’études politiques de Paris), Maryse Potvin (Université du Québec à Montréal), Paul Schor (Université Paris X/EHESS), Patrick Simon (INED), Joan Stavo-Debauge (EHESS), Loïc Wacquant (University of California at Berkeley) et Frank de Zwart (Université de Leyde)].

Centre d’analyse stratégique, Les Statistiques ethniques : éléments de cadrage, Rapports et Documents, n°3, 2006, La Documentation Française [avec des contributions de Jean-François Amadieu (Université Paris I), Alain Bauer (HALDE), Alain Blum (INED), Sophie Boissard (Centre d’analyse stratégique), Gwénaële Calvès (Centre d’analyse stratégique), Florence Clargé (FACE Hérault), John Crowley (Unesco), Pierre-Yves Cusset (Centre d’analyse stratégique), Ioannis, Dimitrakopoulos (Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes), Dominique Dujols (Union sociale pour l’habitat), Georges Felouzis (Université Bordeaux II), Didier Lassalle (Université d’Orléans), René Padieu (Société française de statistique), Julie Ringelheim (FNRS, Belgique), Dominique Schnapper (Conseil Constitutionnel), Roxane Silberman (CNRS), Yazid Sabeg (Communications & Systèmes), Samuel Thomas (SOS Racisme), Michel Vanderkam (Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (Belgique)), Alex Türk (CNIL) et Marie Wierink (DREES)].

- Gwénaële Calvès (dir.), «La Discrimination saisie sur le vif: le testing », Horizons stratégiques, n° 5, 2007, pp. 7-92 [avec des contributions de Gwénaële Calvès, Marc Bendick (consultant), Véronique Van der Plancke (Université de Namur), Frédéric Burnier et Brigitte Pesquié (HALDE), Daniel Bouchard (PSA Peugeot Citroën), Éric Cédiey (ISM-CORUM), Caroline Desprès (IRDES) et Yannick L’Horty (Université d’Évry)].

- Shanny Peer et Daniel Sabbagh (dir.), « Debating « Ethnic Statistics » in France », French Politics, Culture, and Society, 26 (1), 2008, pp. 1-70 [avec une introduction de Shanny Peer (French-American Foundation) et Daniel Sabbagh et des articles de Alain Blum (INED), Patrick Simon (INED), Louis-Georges Tin (Conseil représentatif des associations noires) et Claude Valentin-Marie (HALDE)].

- Daniel Sabbagh et Agnès Van Zanten (dir.), « Ségrégation et déségrégation del’enseignement supérieur aux États-Unis et en France », Sociétés contemporaines, à paraître vraisemblablement en 2009 [avec une introduction de Agnès Van Zanten et Daniel Sabbagh et des articles de Hélène Buisson-Fenet (LEST-CNRS), Daniel Sabbagh, Marta Tienda (Princeton University) et Agnès Van Zanten].

 

Contrats de recherche

- Quatre membres réguliers du groupe, Patrick Simon en tant que coordinateur principal, Virginie Guiraudon, Daniel Sabbagh et Joan Stavo-Debauge en tant que membres de l’équipe de recherche, ont participé à l’enquête Comparative Study on Data Collection Aiming to Measure the Extent and Impact of Discrimination in Certain Countries réalisée pour le compte de la DG Emploi, Affaires sociales et Égalité des chances de la Commission européenne à l’issue d’un appel d’offres remporté par l’équipe en question. Le rapport final a été remis en septembre 2004.

- Quatre membres réguliers du groupe ont répondu à l’appel à projets lancé par la MiRE (DREES) sur le thème : « Production et traitement des discriminations : nouvelles approches ». Leur projet, « Les approches anglo-saxonnes et françaises de la lutte contre les discriminations ethniques: convergences et divergences des normes, instruments et mobilisations dans l’accès au logement, à l’enseignement et au droit », a été retenu par le commanditaire et bénéficie d’un financement de 60 000 euros. Le rapport final a été remis en novembre 2008. L’équipe de recherche est composée de Valérie Amiraux (Université de Montréal), Thomas Kirszbaum (Université d’Évry), Éléonore Lépinard (ENS-Cachan) et Daniel Sabbagh (CERI-Sciences Po, responsable scientifique).

- Trois membres réguliers du groupe, Joan Stavo-Debauge, Daniel Sabbagh et Patrick Simon sont, respectivement, coordinateur et conseillers scientifiques du programme de recherche « Étude d’un cadre conceptuel destiné à évaluer les avancées réalisées dans la lutte contre la discrimination et la promotion de l’égalité » (Groupe BPI), projet retenu par la Commission européenne, DG emploi, affaires sociales et égalité des chances, dans le cadre de son appel d’offres VT 2006/008 (2007-2008). Le rapport final a été remis en juin 2008.

Enseignement

Tous les ans à partir de 2005, un séminaire d’enseignement semestriel de 28 heures émanant très largement des réflexions développées au sein du groupe,  « Discriminations, politiques antidiscriminatoires, discriminations positives : une perspective comparative », a été dispensé à l’Institut d’études politiques de Paris alternativement par Daniel Sabbagh et Gwénaële Calvès, dans le cadre du Master « Sociétés et politiques comparées ». Parmi les autres membres du groupe y ayant participé en tant qu’intervenants ponctuels figurent Christophe Jaffrelot (CERI), Éléonore Lépinard (ENS-Cachan), Laure Bereni (Institut des Sciences Sociales du Politique – ISP) et Patrick Simon (INED). En 2006, cet enseignement a été dispensé en anglais par Dainel Sabbagh sous le titre « Comparing Affirmative Action Policies », dans le cadre de la School of International  and  Public  Affairs  (SIPA) de Columbia University.

 

Autres prolongements institutionnels

Avec les sociologues Devah Pager (Princeton) et Agnès van Zanten (OSC-Sciences Po), Daniel Sabbagh co-préside le comité scientifique du programme multiannuel de la French American Foundation « Equality of Opportunity in Education and Employment: French and US Perspectives » et a, à ce titre, co-organisé le séminaire de lancement qui s’est tenu à New York University en novembre 2006 et a réuni plusieurs membres réguliers du groupe (voir section II). Ce programme a débouché sur la mise en place d’un cycle d’invitations de chercheurs américains à Sciences Po autour de la problématique de l’égalité des chances (correspondant scientifique : Daniel Sabbagh ; premier invité : la juriste Linda Hamilton Krieger (Berkeley). Les séminaires qu’ils dispensent sont intégrés aux activités du groupe. Le programme a également permis l’organisation d’un voyage d’études sur les stratégies de substitution à la discrimination positive ethnoraciale mises en œuvre dans les universités publiques texanes et californiennes, qui e eu lieu en novembre 200Y. Y ont pris part des membres du groupe (Daniel Sabbagh, Agnès Van Zanten).

 

Travaux de vulgarisation

Deux membres du groupe, Christophe Jaffrelot et Daniel Sabbagh, sont intervenus conjointement dans le cadre d’un séminaire consacré à la discrimination positive aux États-Unis et en Inde (Paris, section internationale de la CFDT, 13 mars 2007). Un entretien croisé, incluant également Didier Fassin (EHESS) en tant que spécialiste de l’Afrique du Sud, a débouché sur deux publications :

- « La discrimination positive crée une élite », Alternatives internationales, novembre 2006,cpp. 62-65.
- « Discrimination positive sous toutes les latitudes », Télérama hors/série, « Quelle égalité voulons-nous ? », mars 2007, p. 60.


RESSAC

Recherches et Etudes sur la Société Américaine Contemporaine)

Le RESSAC est un groupe d’initiation à la recherche ouvert aux pré-doctorants et doctorants qui ont choisi de se spécialiser sur les Etats-Unis à Sciences Po et en dehors de Sciences Po. Le groupe est interdisciplinaire et accueille des politistes, des historiens, des juristes, des géographes et des sociologues. Il permet aux étudiants d’exposer leurs travaux en cours, de choisir des thèmes de recherche à approfondir et d’organiser, chaque année, une manifestation (colloque, journée d’études…) consacrée au thème principal de l’année. Le RESSAC fonctionne en partenariat avec d’autres institutions universitaires : l’EHESS, Paris VII, Paris VIII, l’Université de Provence (Nice) et Cergy Pontoise.

Le RESSAC est géré par un Conseil d’orientation composé d’universitaires représentant trois approches disciplinaires distinctes : le droit, la science politique et les études de civilisation américaine :

- G. Calvès, professeur de droit public à l’Université de Cergy Pontoise
- L.  Bouvet, professeur de science politique à l’Université de Provence (Nice)
- P. Schor, maître de conférences en études américaines à Paris VII
- D. Lacorne, CERI

Le secrétaire général du RESSAC est Daniel Sabbagh, CERI

 

Les présentations de 2009

- 2 mars : Anne Bory, docteur en sociologie de l'Université Paris I,  "De la générosité en entreprise. Mécénat et bénévolat des salariés dans les grandes entreprises américaines".

- 30 mars : Mathieu Zagrodzki, docteur en science politique de Sciences Po, "La mise en oeuvre des réformes policières à Paris et Los Angeles: la police de proximité change t-elle la police?"

- 30 avril : Florent Bonaventure, doctorant en histoire à Sciences Po, " L'avocat et les média aux Etats-Unis dans les années 20: aux sources d'une spécificité américaine".

- 6 mai : Sébastien Chauvin, docteur en sociologie de l'EHESS, "Le travail intérimaire des immigrés à Chicago".


SOCIOLOGIE HISTORIQUE DE L’ECONOMIQUE

Coordination scientifique : Béatrice HIBOU

Ce séminaire a pour ambition d’alimenter la réflexion amorcée au CERI depuis quelques années sur l’économie politique. Pour éviter des problèmes de qualification et d’orientation scientifique, je me propose de mettre ce groupe sous le label de la sociologie historique de l’économique pour le différencier de la multitude des acceptions de « l’économie politique », en mettant notamment l’accent sur l’analyse des significations politiques et sociales des conduites économiques.

Dans une tradition wébérienne et foucaldienne, l’objet de ce séminaire est d’aborder les questions fondamentales de la sociologie historique à travers une anatomie du détail économique.

Pour les trois premières années, la question de la construction des marchés, et plus largement de la construction de l’économique ainsi que de la nature de l’autorité dans son rapport à des modes de gestion, d’administration, de gouvernement et de création de richesse ont fait l’objet de nouvelles réflexions générales. Il s’est également agi d’aborder ces questions à travers une « anatomie politique du détail » économique : la rente pétrolière, la monnaie et la finance, la contrebande et l’économie populaire, les migrations, la libéralisation de filières (notamment forestière et  cotonnière), les mutations des politiques sociales.


SUERTE

Coordination scientifique : Didier Bigo
Organisation des séminaires : Julien Jeandesboz & Anthony Amicelle

La mise en place du groupe de recherche Sécurité, Union européenne et relations transatlantiques (SUERTE) en 2009 s’inscrit dans une démarche initiée depuis plusieurs années au CERI, au travers des groupes « Cartographie de la sécurité européenne » (2006 et 2007) et « Intelligence transnationale, intelligence territoriale et sécurité » (2008, en collaboration avec le programme INTERSECTS de l’ENS-Cachan et le CICC de Montréal) qui consiste à réfléchir aux évolutions dans les pratiques contemporaines de sécurité et de surveillance en Europe et en Amérique du Nord, et aux modalités par lesquelles elles peuvent être analysées.
Les thématiques de recherche de SUERTE s’articulent autour de trois axes de recherche. Le premier demeure celui d’une sociologie des pratiques concrètes en matière de sécurité, de surveillance et de renseignement, et d’une cartographie des acteurs pertinents en Europe et en Amérique du Nord, dans leurs relations formelles comme informelles. Le second axe de réflexion proposé est celui d’un travail sur l’importance croissante des logiques d’anticipation, de prédiction et de prévention dans les pratiques de sécurité, de surveillance et de renseignement contemporaines. Le troisième axe de réflexion envisagé pour SUERTE est l’étude des implications éthiques des transformations contemporaines dans les appareils et les pratiques de renseignement, de sécurité et de surveillance.

Liste des séminaires organisés en 2009 :
27 mai : « Marchés et technologies de surveillance » autour des travaux de Gilles Favarel-Garrigues (CERI) et Thierry Godefroy (CESDIP) à l’occasion de la parution de leur ouvrage Les sentinelles de l’argent sale : les banques aux prises avec l’anti-blanchiment (La Découverte, 2009) publié avec Pierre Lascoumes.
15 octobre : « Sécurité, « dataveillance » et bases de données » autour des travaux de Louise Amoore (Durham University).
20 octobre : « Privatisation et « commodification » de la sécurité » autour des travaux d’Anna Leander (Copenhagen Business School).
5 novembre : « Gestion des risques et lutte contre le financement du terrorisme » autour des travaux d’Oliver Borraz (CSO/CNRS-Sciences Po) et de l’équipe de recherche coordonnée par Ulrika Mörth (Stockholm University/Stockholm School of Economics).

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